Crise : le "CHE" et NDA sur la même longueur d’onde

24/10/2008 15:24 par dlr14eme_62

  • Crise : le

    Crise : le "CHE" et NDA sur la même longueur d’onde

    24/10/2008 15:24 par dlr14eme_62

La voix de la France dans le monde, par Jean-Pierre Chevènement LE MONDE

Le président de la République, dans son discours de Toulon, n’a pas sous-estimé la gravité de la crise. Mais il l’a réduite à la logique du capitalisme financier. Certes, il a eu raison de flétrir les excès de la titrisation qui a déresponsabilisé les banques, mais il n’a pas dit qui a encouragé cette "titrisation". Il a surtout fait l’impasse sur la dimension géopolitique de la crise.

Qui en effet a encouragé la fuite en avant dans l’endettement des ménages et des banques, et la dilution des risques dans une "titrisation" opaque ? Qui, sinon l’administration Bush et ce demi-dieu, Alan Greenspan, hier encensé, et jeté aujourd’hui à bas de son piédestal ? Il fallait bien sortir de la crise née de l’éclatement de la bulle technologique et financer la guerre d’Irak !

C’est cette fuite en avant qui a contaminé l’ensemble de l’économie mondiale. Mais le mal vient de plus loin encore : ce sont les Etats-Unis qui, depuis plus de trente ans, ont impulsé la globalisation financière et les dérégulations, flottement des monnaies, libéralisation absolue des mouvements de capitaux, cycle des privatisations, fin de toutes les protections à travers le GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) devenu Organisation mondiale du commerce (OMC), mise en concurrence des territoires et des mains-d’oeuvre avec son cortège de délocalisations. Il faut rappeler qu’ils furent suivis par l’Europe, qui fit du dogme libéral son credo, à travers l’acte unique, le traité de Maastricht et le projet de Constitution européenne repris par le traité de Lisbonne.

Les Etats-Unis, grâce à la globalisation et au privilège du dollar, ont pris l’habitude de vivre très au-dessus de leurs moyens : leur endettement total - tous agents confondus - atteint 316 % de leur PIB ! L’économie la plus riche du monde capte 80 % de l’épargne mondiale, signe sûr que le monde marche sur la tête ! Enfin, le déficit de leur balance commerciale dépasse 700 milliards de dollars (530,7 milliards d’euros), soit plus de 5 % de leur PIB.

Mais ce système est fragile car le sort du dollar est entre les mains du Japon, de la Chine et des pays du Golfe. La bonne tenue du dollar depuis l’accélération de la crise ne tient qu’à la puissance politique et militaire des Etats-Unis. Mais leur enlisement au Moyen-Orient montre que ceux-ci ont atteint ce que l’historien Paul Kennedy décrivait déjà en 1987 comme le point de "surextension impériale", celui au-delà duquel un empire ne peut plus soutenir sa domination et se trouve donc obligé de réviser à la baisse ses ambitions.

Certes, les Etats-Unis sont et resteront au XXIe siècle une très grande nation, mais ils devront composer avec "le reste du monde", avec les pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, Iran), mais aussi avec le retour de la Russie et même avec leurs alliés traditionnels : Europe et Japon, qui, dans un monde multipolaire, voudront compter parmi les "pôles".

Et voilà pourquoi la crise sera longue, à la mesure des profonds déséquilibres économiques et géopolitiques qui se sont creusés depuis que Francis Fukuyama, en 1992, au lendemain de la chute de l’URSS, avait imprudemment proclamé la fin de l’Histoire et le triomphe définitif du libéralisme. Il faudra du temps en effet pour que les ménages américains se remettent à épargner et revoient leur mode de vie et pour que les Etats-Unis rétablissent leurs comptes extérieurs et délaissent le rêve d’un empire universel dont ils n’ont plus les moyens.

Bien sûr, ils peuvent être tentés de maintenir leurs avantages en recourant à la guerre, avec l’Iran par exemple ou bien avec la Russie dans le Caucase, par Européens interposés, de préférence, ou bien encore - pourquoi pas ? - avec la Chine dans le détroit de Formose ou en Corée. Tel n’est pas, heureusement, l’état d’esprit d’un Barack Obama, même si certains de ses objectifs de politique extérieure (Iran, Afghanistan, extension de l’OTAN à l’Ukraine et à la Géorgie) ne diffèrent pas fondamentalement de ceux de John McCain. Aucun des deux candidats ne semble avoir pris conscience de la situation économique réelle de l’Amérique.

Une récession économique assez longue se profile donc, faute d’une coordination des politiques économiques entre les principaux pôles de l’économie mondiale. Il faudrait en effet stimuler la demande dans les pays excédentaires (Allemagne, Japon, Chine) pour aider les Etats-Unis à rétablir leur équilibre commercial et à retrouver un taux d’épargne normal, autrement qu’à travers la récession. Nicolas Sarkozy a évoqué un nouveau Bretton Woods. L’expression est forte, mais nous sommes loin de pouvoir retrouver rapidement un système de parités ordonnées : il faut d’abord remédier aux déséquilibres fondamentaux de l’économie mondiale.

Pour que les grands pays européens puissent faire entendre leur voix dans la redistribution du pouvoir, à l’échelle mondiale, qui se profile, il serait temps de regarder les réalités en face. La crise a frappé de désuétude les principes qui ont gouverné la construction européenne : concurrence libre et non faussée sous la haute surveillance d’une Commission européenne omnipotente, prohibition des aides d’Etat, critères dépassés de plafonnement des déficits et de la dette publique, irresponsabilité de la Banque centrale européenne (BCE). On mesure ainsi à quel point le traité de Lisbonne correspondait peu aux nécessités d’une construction européenne réaliste.

En quelques jours, la réalité de l’Union européenne s’est révélée : c’est une union d’Etats et non pas une construction "communautaire" et encore moins fédérale. Ce sont les quatre plus grands Etats réunis d’urgence au sein d’un "G4" qui ont décidé, le 4 octobre, une simple coordination de mesures nationales, sous le régime de l’urgence, c’est-à-dire en dehors des règles posées par les traités, et cela sous l’impulsion d’Angela Merkel.

L’Eurogroupe à quinze, avec le concours de Gordon Brown, a assuré la mise en musique. Ainsi a éclaté la puissance du fait national : seuls les Etats en temps de crise ont en effet la légitimité démocratique pour imposer des plans d’urgence. La Commission européenne a été mise devant le fait accompli, et la BCE a été contrainte d’accepter dans l’urgence une baisse de ses taux d’intérêt que M. Trichet refusait encore quelques jours auparavant. Fallait-il que soufflât fort le vent venu d’Amérique !

Mais mieux vaut l’Europe des Etats que pas d’Europe du tout ! L’Allemagne ne veut pas d’un gouvernement économique de la zone euro. J’entends certains réclamer un "emprunt européen" que Jacques Delors évoquait déjà en 1994 au sommet d’Essen et que les traités actuels ne permettent toujours pas.

Ainsi les faits ont tranché : armés d’un solide euroréalisme, allons à la rencontre d’un avenir que chacun pressent difficile, en nous appuyant sur les nations, là où vit la démocratie, avec une idée simple : "Autant d’Europe que possible, mais autant de France que nécessaire !" Loin de toute inféodation, la France peut et doit faire entendre une voix claire, à la rencontre du monde nouveau qui vient.


Jean-Pierre Chevènement est sénateur du Territoire de Belfort, ancien ministre.

Article paru dans l’édition du 23.10.08

L'Etat au service des banques ?

23/10/2008 21:00 par dlr14eme_62

  • L'Etat au service des banques ?

    L'Etat au service des banques ?

    23/10/2008 21:00 par dlr14eme_62

Par Nicolas Dupont-Aignan

Alors qu’il y a encore quelques semaines nos banques étaient censées être les plus solides du monde, le gouvernement ne cesse d’annoncer des mesures en leur faveur.

Outre la décision des chefs d’Etats européens de garantir les crédits interbancaires pour leur permettre de se prêter à nouveau entre elles, Mme Lagarde a annoncé hier soir, lundi 20 octobre, le déblocage de 10 milliards sous forme de prêt. Cette somme considérable s’ajoute aux 22 milliards mobilisés - pour soi-disant aider les banques à financer les PME - à partir des fonds de la Caisse des Dépôts et Consignations. 5 milliards seraient d’ores et déjà disponibles via OSEO la banque publique qui a pour mission de soutenir l’innovation et la croissance dans les PME. 17 autres milliards auraient été virés par la Caisse des Dépôts et Consignations en deux fois (8 milliards le 15 octobre, 9 milliards le 21 octobre) selon le journal le Monde. Ce dernier ajoute que les pouvoirs publics et la Fédération française de banques n’ont pas encore signé la convention qui doit permettre d’en suivre l’utilisation !

Cette précipitation du gouvernement peut s’expliquer par la gravité de la crise et les moments de panique boursiers. En revanche, l’opacité qui règne dans les relations entre l’Etat et les banques ne peut qu’inquiéter.

De deux choses l’une, soit les établissements français n’ont pas de difficulté et pourquoi alors déverser de telles sommes (les 40 milliards de fonds propres représente 2,1% du PIB, pour un secteur bancaire pesant 2,6% du PIB !), soit leur situation est périlleuse et pourquoi alors ne pas exiger une nationalisation même partielle et temporaire accompagnée d’un changement de stratégie et de direction ?

On peut comprendre, pour éviter des mouvements de retrait en chaîne, la nécessaire discrétion de Bercy. Mais se donne-t-on vraiment les moyens de savoir ? Plusieurs questions méritent de toute urgence une réponse.

  1. La Banque de France et le gouvernement ont-ils un état précis, banque par banque, des risques réels ? La moindre des choses serait de voter une loi qui oblige, sous peine de poursuites pénales, les dirigeants à communiquer les détails de leurs engagements. De surcroît, il y a suffisamment d’inspecteurs des finances et de contrôleurs d’Etat qui pourraient être missionnés dans chaque direction pour faire un état des lieux, notamment de leurs engagements dans les hedge funds et les paradis fiscaux
  2. Pourquoi prêter de l’argent aux banques, renforcer leurs fonds propres ou leur transférer des fonds de la Caisse des Dépôts et Consignations sans prendre une part du capital ? Car qui paye, en l’occurrence le contribuable, doit contrôler ! Comment ne pas voir non plus que les promesses faites lors de l’annonce de la mobilisation des 40 milliards d’euro au profit des banques, ne seront pas tenues ? Il avait été question en contrepartie de cette aide astronomique d’une prise de participation directe dans le capital et les décisions des banques ! Or avec ce prêt de 10 milliards, il n’en est rien ! Faut-il comprendre que les banquiers français sont des libéraux dogmatiques, hostiles par idéologie à toute nationalisation, alors même que leurs homologues britanniques et américains, plus pragmatiques eux, s’y résolvent ? Faut-il comprendre qu’ils mènent les représentants de l’Etat par le bout du nez ? Comment admettre que la puissance publique, par le mécanisme retenu, évite à des actionnaires défaillants une dilution du capital et une diminution des dividendes ? L’Etat serait-il au service des banques plutôt que de la collectivité ? A cet égard, il paraît pour le moins incompréhensible que l’Etat soit minoritaire au sein même de la structure de refinancement créée pour l’occasion.

En définitive, le flou qui règne sur ce sauvetage bancaire ne peut qu’inquiéter et donc scandaliser à terme un peu plus nos concitoyens. Au-delà des grands discours du président de la République, de quelques sanctions très provisoires (le Directeur Général des Caisses d’Epargne deviendrait Président du Crédit Foncier), l’oligarchie politico-financière du pays montre le visage d’une toute petite minorité essayant de sauver les meubles aux frais du contribuable et dans son dos.

Et pendant ce temps-là, rien de probant sur la lutte contre les paradis fiscaux, le contrôle public des agences de notation, l’interdiction franche et réelle des hedge funds ou des revenus indécents que s’adjugent les profiteurs de la finance. Enfin et surtout rien pour redresser durablement une économie réelle qui a plus que jamais besoin d’une gestion keynésienne, notamment par un grand plan d’investissement européen.

Loin d’une reprise en main de l’économie par les politiques, les mesures prises s’apparentent davantage à une privatisation de l’Etat au profit de ceux qui ont mis hier les peuples sur la paille et s’apprêtent aujourd’hui à les mettre à la rue. Un Etat qui vient au secours du marché et qui en est devenu l’otage ! A suivre, et de près…

Pour une meilleur compréhension de la lutte de pouvoir qui se joue entre les pontes du PS

23/10/2008 20:52 par dlr14eme_62

  • Pour une meilleur compréhension de la lutte de pouvoir qui se joue entre les pontes du PS

    Pour une meilleur compréhension de la lutte de pouvoir qui se joue entre les pontes du PS

    23/10/2008 20:52 par dlr14eme_62


Le combat des chefs

LES DESSOUS DU CONGRES DU PS

 

·         Auteur(s) : J.-M. Blier

·         Éditeur : Le Rocher

·         Collection : DOCUMENTS

·         Genre : DOCUMENT - ACTUALITE

              ISBN   : 978-2-268-06692-9

              EAN    : 9782268066929

 

MJS : l'édiction d'une règle qu'il ne s'applique pas

22/10/2008 23:19 par dlr14eme_62

  • MJS : l'édiction d'une règle qu'il ne s'applique pas

    MJS : l'édiction d'une règle qu'il ne s'applique pas

    22/10/2008 23:19 par dlr14eme_62

Nous avons été interpellé par un de nos militants qui a tenté vainement de s'exprimer sur le blog MJS de Pierre Ferrari. Nous sommes que peu surpris des méthodes stalinienes employés par ce mouvement qui éructe quotidiennement avec la LDH que l'homme a le droit de s'exprimer, surtout si c'est pour dire du mal de tous opposants au PS, mais en aucun cas l'homme doit émettre des critiques à l'encontre du PS, de la MJS au de Mr Ferrari... Aussi, afin de contenter notre adhérent, nous allons publier ces commentaires censuré par le désormais célèbre "your comment is ....", même pas capable de l'exprimer dans la langue de Moliére, surement par pédantisme. Ci joint les commentaires de notre militant :

1.      DLR1 Says: Your comment is awaiting moderation.
17 octobre 2008 at 9:26

 

 

VDN du 17/10/2008, rubrique “Autant vous le dire”

 

 

JE FRAPPE AU N°90, JE D’MANDE MAMZELLE EDVIGE

 

 

Pour la Ste Edvige , ils voulaient faire un coup d’éclat, mais ce fut plus un coup d’épé dans l’eau. A l’appel de la section héninoise des MJS, une manifestation était organisée, hier matin, devant le commissariat de police d’Hénin Beaumont (qui se situe au 90 rue des Fusillés, histoire de donner un sens au titre de ce papier). On a connu jours plus heureux pour Pierre Ferrari et ses amis qui n’étaient, à l’heure du rendez-vous, qu’une poignée. Heureusement rejoints par une représentation de la LDH. Une manif dont l’objet (dénoncer le fichier EDVIGE) tombera à l’eau lorsque les locataires du n°90 expliqueront aux manifestants que c’était plutôt devant une préfecture qu’il convenait de grogner et non en ces lieux. Il y a des jours…
Ce petit article de VDN juste pour recadrer les évènements narrés ici selon des méthodes qui rappellent les heures glorieuses de la “Pravda”. Ainsi, les internautes pouront se faire une idée plus juste du déroulement de cette manif avortée.

 

 

  1. DLR1 Says: Your comment is awaiting moderation.
    12 octobre 2008 at 15:02

     

Je constate que Pierre Ferrari a toujours le temps de se ballader au marché… A-t’il un travail ? Sinon de quoi vit-il ?

 

 

  1. DLR1 Says: Your comment is awaiting moderation.
    13 octobre 2008 at 14:23

     

Il y a pas de modération a avoir lorsque l’on s’interroge sur le mode de subsistance qu’a une personne qui désire diriger un jour la ville d’Hénin Beaumont ! De même que s’il n’a rien a cacher, il ne devrait pas avoir honte de déclarer a ses électeurs potentiels quelles sont ses activité profefessionnelles ! S’il n’en a pas, c’est qu’il ne vit que de ses activités politiques, et donc, il vit en décalage avec les électeurs qu’il voudrait représenter ! Et là, pour le coup, je reste modéré !

Voilà, en espérant avoir contenté DLR1...

 

 

Conseil Municipal

22/10/2008 22:54 par dlr14eme_62

  • Conseil Municipal

    Conseil Municipal

    22/10/2008 22:54 par dlr14eme_62

lundi 27 octobre 2008  à 18H

dans les salons d'Honneur de l'Hôtel de Ville.

Ordre du jour:

  • Réglement intérieur du Conseil Municipal
  • Avis définitif de la Chambre Régionale des Comptes
  • Questions administratives diverses

Réforme du lycée : DLR s’inquiète de la remise en cause de l’école républicaine

22/10/2008 22:48 par dlr14eme_62

  • Réforme du lycée : DLR s’inquiète de la remise en cause de l’école républicaine

    Réforme du lycée : DLR s’inquiète de la remise en cause de l’école républicaine

    22/10/2008 22:48 par dlr14eme_62

La réforme du lycée ou la destruction de l’école républicaine (17/10/2008) :

Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés Le Bureau de la Société des agrégés de l’Université, réuni le 11 octobre 2008, a examiné le projet de réforme du lycée à la lumière des documents officiels existants (la « feuille de route » intitulée Points de convergence sur les principes directeurs de la réforme du lycée et le Point de situation publié le 17 juillet) et d’après les informations obtenues lors d’une audience auprès du Recteur Jean-Paul de Gaudemar, le 1er octobre.

La Société des agrégés condamne le projet de réforme du lycée, tel qu’il est actuellement connu. Elle estime qu’il ne contient aucun élément positif et qu’il contribuerait à accentuer la décadence de l’enseignement secondaire, initiée par la loi Jospin de 1989 et la réforme Allègre de 1999.

La Société des agrégés dénonce dans ce projet une diminution importante des horaires disciplinaires qui privera les élèves d’enseignements fondamentaux et d’options formatrices. De plus, l’avenir des enseignements technologiques est laissé en suspens.

L’organisation en modules semestriels, qui concernerait obligatoirement les enseignements complémentaires et sans doute les enseignements communs, aurait de nombreux effets pervers : émiettement des enseignements, concurrence entre les disciplines avec un risque de démagogie, parcours d’initiés ou soumis aux effets de la mode, transformation de l’élève en usager consommateur, appauvrissement culturel, sans compter la complication des emplois du temps, l’anonymat engendré par le système, l’absence de repères pour les élèves et pour leur famille...

Le Ministère affirme vouloir mieux préparer les élèves à l’enseignement supérieur, oubliant que l’échec dans l’enseignement supérieur provient principalement des carences disciplinaires de beaucoup d’élèves et de la diminution des exigences. Il pratique ainsi une fuite en avant qui contraindra l’enseignement supérieur à pallier davantage encore les défaillances du lycée et aboutira à une dévalorisation des diplômes.

En prétendant que chaque élève pourra choisir un parcours adapté, le Ministère semble vouloir donner l’illusion de « la réussite pour tous les élèves », alors que cette organisation accentuera les inégalités entre les établissements et entre les élèves. En effet, les familles les mieux informées, appartenant aux milieux socialement et culturellement favorisées, inscriront leurs enfants dans les établissements les plus performants ou trouveront ailleurs un supplément de savoir et de culture. L’autonomie accrue des établissements, loin d’être un facteur de progrès, permettra à l’État de fuir ses responsabilités, pourtant rappelées par la Constitution, en matière d’enseignement.

Enfin, le baccalauréat subira nécessairement les effets de cette réforme. La structure modulaire conduira à une extension du contrôle continu et à la fin du baccalauréat national. La Société des agrégés dénonce plus généralement dans ce projet de réforme la perversion des valeurs républicaines. L’école doit former des citoyens libres et éclairés. Elle doit donc dispenser à tous, quelles que soient leurs origines, le savoir qui permet d’être un homme libre, capable de jugement critique, et qui donne l’aptitude à un métier. Le projet de réforme du lycée est un projet technocratique et sans âme qui va à l’encontre de ces valeurs.

La Société des agrégés estime donc que ce projet, tel qu’il est actuellement conçu, est totalement inacceptable. Elle appelle tous les professeurs et tous les parents à le rejeter. Elle demande au Ministre de l’Éducation nationale de rompre avec les inspirateurs de cette réforme, de résister à une vision purement comptable de l’enseignement et de ne pas participer à la destruction de l’école de la République.

Paradis fiscaux : le Luxembourg au banc des accusés

22/10/2008 22:42 par dlr14eme_62

  • Paradis fiscaux : le Luxembourg au banc des accusés

    Paradis fiscaux : le Luxembourg au banc des accusés

    22/10/2008 22:42 par dlr14eme_62

Paradis fiscaux : l’indécent double-jeu du Luxembourg

Les Français et les centaines de millions d’Européens ne peuvent être que révoltés par l’attitude du Luxembourg, qui a décidé de boycotter aujourd’hui la réunion internationale de Paris sur les paradis fiscaux.

Ce pays, toujours prompt à empêcher tout plan européen de relance au nom du dogme libéral (en réalité parce qu’il n’a aucune industrie), prétend à nouveau interdire à l’Europe d’en finir une fois pour toutes avec les paradis bancaires et fiscaux, en grande partie responsable du cataclysme économique mondial !

Est-il admissible que Jean-Claude JUNCKER soit président de l’Eurogroupe et accessoirement pressenti pour assurer ces prochaines années la présidence stable de l’UE ?

Quelle efficacité, quelle crédibilité, peuvent avoir l’Union et l’euro tant que le premier ministre de ce micro-paradis fiscal continuera à y exercer des fonctions-clés ?

La crise majeure que connaît l’économie mondiale ne doit pas seulement être l’occasion de moraliser le capitalisme, mais aussi l’Union européenne elle-même : le Luxembourg doit aujourd’hui renoncer à ses pratiques déloyales et irresponsables ou être mis au ban de l’Europe pour permettre enfin aux autres pays membres d’agir efficacement.

Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député de l’Essonne
Président du parti gaulliste
Debout la République

Congrès fondateur de DLR le 23 novembre à la Mutualité à Paris !

21/10/2008 12:37 par dlr14eme_62

  • Congrès fondateur de DLR le 23 novembre à la Mutualité à Paris !

    Congrès fondateur de DLR le 23 novembre à la Mutualité à Paris !

    21/10/2008 12:37 par dlr14eme_62

Dimanche 23 novembre 2008, DLR réunit son Congrès fondateur qui jettera ses nouvelles bases, adoptera ses nouveaux statuts, renouvellera ses instances dirigeantes et avalisera la ligne du parti pour les futures élections européennes de juin 2009.

Adhérent, sympathisant, simple curieux, vous êtes tous les bienvenus à ce grand événement marquant la renaissance d’un vrai parti gaulliste et républicain dans le paysage politique français. Renseignements : 01 69 49 17 37

A partir de 10h30 à la Maison de la Mutualité.
24 rue Saint-Victor
75005 PARIS

Mister Président : le sommet de la francophonie se tient à Québec, pas à Washington !

19/10/2008 14:41 par dlr14eme_62

  • Mister Président : le sommet de la francophonie se tient à Québec, pas à Washington !

    Mister Président : le sommet de la francophonie se tient à Québec, pas à Washington !

    19/10/2008 14:41 par dlr14eme_62

Réflexion par Nicolas Dupont-Aignan, samedi 18 octobre 2008

Pour la première fois depuis sa création le sommet de la francophonie ne sera pas clos dimanche prochain à Québec par le Président de la République française.

Nicolas Sarkozy a préféré faire faux bond à 54 chefs d’Etat et de Gouvernement francophones pour aller rencontrer, avec M. Barroso, Georges Bush.

Certes, la crise financière nécessite une rencontre entre Européens et Américains, mais il était tout à fait possible pour le Président de la République d’organiser son agenda de manière à concilier les deux évènements.

En passant en coup de vent à Québec, Nicolas Sarkozy révèle malheureusement le peu d’intérêt qu’il manifeste depuis toujours pour la francophonie et la défense de la langue française.

Comment demander aux 54 chefs d’Etats des pays membres de l’organisation internationale de la francophonie de s’impliquer, si la France manifeste un dédain à l’égard de cet engagement collectif.

Quel gâchis, quand on sait :

que le somment de Québec se tient l’année du 400ème anniversaire de la fondation de l’Amérique française par Samuel de Champlain,

que l’objet des travaux du dimanche matin est la langue française elle-même,

que c’est la première rencontre internationale, depuis le déclenchement de la crise financière, avec des chefs d’Etat de pays en voie de développement, notamment africains.

Après le discours de Dakar, qui a révulsé les dirigeants africains, après le renforcement de nos troupes en Afghanistan, après l’annonce de la réintégration prochaine de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, cette décision symbolique prend un sens particulièrement inquiétant.

En fait, le Président de la République n’a pas compris le rôle mondial de la France. Au moment où un monde multipolaire émerge, Nicolas Sarkozy conserve une vision rétrécie de la politique étrangère.

Il croit renforcer la France, et surtout son prestige personnel, en se concentrant sur la relation euro-atlantique alors qu’en vérité il enferme un peu plus notre pays dans une position de dépendance qui l’affaiblit aux yeux du monde entier.

P.S. La révélation d’une perte de 600 millions d’euros par les Caisses d’Epargne sur des marchés spéculatifs prouve bien ce que je n’ai cessé de dire depuis le début de la crise financière qu’il est irresponsable de renflouer les banques avec l’argent public sans en contre partie exiger le départ des dirigeants les plus fautifs et surtout sans revoir les règles de régulation du système.

Je renvoie, une fois de plus, aux 21 propositions que j’ai présentées le 1er octobre dernier.

En vérité, les Français découvrent avec effroi que le petit monde oligarchique qui les a précipités dans la tourmente, s’exonère de tout esprit de responsabilité.

Ce n’est pas étonnant puisque le pouvoir politique confie aux pyromanes le soin d’éteindre l’incendie.

Caisses d’épargne : assez d’impunité !

18/10/2008 22:13 par dlr14eme_62

  • Caisses d’épargne : assez d’impunité !

    Caisses d’épargne : assez d’impunité !

    18/10/2008 22:13 par dlr14eme_62

La révélation d’une perte de 600 millions d’euros par les Caisses d’épargne sur des marchés financiers prouve bien combien il est irresponsable de renflouer les banques avec l’argent du contribuable sans exiger en contrepartie une réelle régulation du système.

Le groupe Caisses d’épargne ne peut qualifier comme il vient de le faire « d’incident de marché » une perte aussi importante, qui s’explique en fait par des positions spéculatives en pleine crise financière.

Si des traders ont prit ce risque c’est bien parce que leurs dirigeants les y ont autorisés. En conséquence, le Gouvernement doit exiger la démission du président du groupe Caisses d’épargne ou de son directeur général.

Au delà de ce cas précis, il serait temps que l’Etat cesse de déverser de l’argent public pour sauver les banques sans en prendre vraiment le contrôle.

Nicolas Dupont-Aignan Député de l’Essonne Président de Debout La République